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  • Les langues handicaps

     

    Ah si tous les professeurs secondaires de la langue officielle et de la langue seconde exposaient dans un festival des copies d’élèves soi-disant rédigées en arabe classique et en français, la question du mal assimilé rédigé ferait écho! Les meilleurs exemples commenceraient par rendre compte des annales des 2èmeBac LM livrés aux barques de la mort. Cela rejoint une publication d’un jeune facebookard : Moi je vi travaille ! Je ne sais est ce qu’il veut travailler ou il travaille déjà vit de son travail ou lance une recherche pour job.. Je pose la question il m’apprend qu’il est licencier en philosophie, a chômé quatre ans, a travaillé dans une ferme en Espagne, et là rentré au pays il cherche du travail dans une ferme. Mais pourquoi tu le demandes en français ?lui ai-je suggéré. Je lui propose de travailler dans la ferme de quelqu’un que je connais, il pose ses conditions..je vi 1 salire fix 1 mézon + myn d tronsprt je sui chef géron….

    Ceci explique le nombre d’échecs en divers départements où l’étudiant est examiné aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. Un professeur de faculté des Lettres département français spécialité roman poésie, réputé pour sa rigidité, s’est vu poursuivi par des poignards de la part d’étudiants enragés excellant en phonologie. Comment parer avec 18/20 en cette matière à un 04/20 en commentaire de texte et 02/20 en dissertation ? Il faudrait rallier les enseignants au service d’une même cause.

    En outre il ne faut pas négliger la problématique posée par l’arabe classique, première langue d’apprentissage à l’école dont les règles de l’expression écrite rebutent souvent les écoliers.. Aussi, dans ce cadre de difficultés intrinsèques à l’apprentissage des LE, je soutiendrais volontiers l’officialisation du dialectal arabo-marocain dans les établissements scolaires urbains, sans me heurter aux tamazirotes en exergue d’officialiser leurs dialectes (je ne parle pas de leur culture) dans les écoles, administrations et média.  Je me garde de dire que c’est difficile à réaliser après combien de siècles : douze !? de civilisation arabophone en puissance chez tous les lettrés du pays profond.

    Qu'en dire de nos étudiants des facultés fourre toute une génération de rechutés, non admis dans les bonnes écoles de l’Etat exigeant 16 à 17/20 de moyenne générale et une présélection de dossiers avant passage par concours.. Cela diminue les chances d’accès d’une grande majorité de bacheliers aux écoles cotées d’un Etat visionnaire qui en a prévu juste pour une petite minorité, capable au fait de suivre des études supérieures sérieuses susceptibles de les affranchir du chômage qui les guette souvent au bout du chemin.. Quand j’apprends que 3000 candidats cette année, se sont présentés au concours de l’école supérieure de tourisme par exemple et on en a retenu 80, je vacille ! Et les autres, où vont-ils tâter leur chance, qui va gérer tous ces rebus ? Je proposais souvent à mes élèves pré-bacheliers de sections différentes de faire une carrière dans le tourisme qui est un secteur en promotion ; SMJ y veille. On me répondait que les instituts  et les écoles nationaux acceptent peu d’étudiants et que l’Etat encourage l’enseignement privé qui ouvre ses portes aux étudiants capables de payer. Les autres se retrouvent dans les facultés. En première année en général il y a des centaines d’inscrits. Arrivés en deug plus de la moitié échoue. En quatrième année de licence ou maitrise il y a juste quelques dizaines ! On se demande où s’en vont ces milliers d’étudiants inscrits dans les divers départements de la faculté ?

    Si le privé reste le refuge des fortunés la faculté reste un espace indéterminé où des milliers d’étudiants à peine entamées leurs études universitaires se retrouvent déjà dans la rue! Je me rappelle quand je demandais aussi à mes élèves quel était leur métier envisagé pour l’avenir, ils me répétaient : cela dépend de notre moyenne générale au baccalauréat et des places disponibles ; cela dépend aussi de la poche de leurs parents. Cela explique leur quête folle des notes élevées max, passant par tous les moyens de fraude à l’examen final y compris. Ceci abstraction faite du niveau d’enseignement des candidats, car il faut admettre le principe de l’élitisme scolaire d’une part, et le niveau de l’apprenant d’une autre part. Seuls les meilleurs, les mieux entourés, issus de milieux favorisés, ou les ambitieux et les surdoués des milieux pauvres, qui ont la chance d’arriver à destination…Or très peu. Tout ce que les enseignants et enseignés endurent depuis plus de trois décennies, je n’ai pas cessé de le ressentir à longueur de ma propre expérience dans l’enseignement..

    En premier lieu, puisque je m’attache à ma cause, je crois en l’existence d’une raison majeure qui est à la base de la déficience scolaire. Une raison qui inhiberait au continu l’amélioration et l’avancement du produit scolaire à l’échelle nationale, aussi bien dans les grandes villes que dans les milieux ruraux, sans bien entendu exclure d’autres facteurs de l’échec scolaire. C‘est cet outil langue mal maitrisée dont les mécanismes de base échappent à la majorité des apprenants qui en est la cause numéro un à mon avis. Echec causé aussi par les annonces ministérielles des nou-renou-nouveaux programmes installés par les Responsables du MENE’ Affiche Claque de programmes inadaptés, inappropriés aux besoins réels de l’intégralité des apprenants, déroutés parce qu’ils n’arrivent pas après plusieurs années scolaires à user correctement des compétences linguistiques qu’on a voulu leur inculquer. Car dès le départ les petits écoliers éprouvent des difficultés à assimiler la structure de deux langues étrangères régies par des règles strictes. L'handicap s’installe dès le primaire. Car ni l’arabe classique ni le français langues d’enseignement, ne sont de bon usage scolaire, faute d’être non maternelles et forcément rebutantes pour un peuple fondamentalement polyglotte vue les divers parlers qui caractérisent chaque région et qui n'ont parfois aucun lien avec les langues enseignées.

     

    Entre temps qu’en est-il de notre langue maternelle dont l’usage se farcit de plusieurs emprunts linguistiques glanés au cours de la scolarité ?! Vous me direz que l’apprentissage des langues étrangères ne peut entraver un bon enseignement et les enfants sont aptes dès le départ à bien assimiler les mécanismes d’une langue donnée et d’en user sans enclaves. Cependant des générations en souffrent..Le cursus de nos écoliers lycéens étudiants en mal d’acquisition des langues enseignées, se fait sur un terrain bien ardu.. Je ne peux pas donner moi toutes les raisons à cet échec..chacun son domaine..

     

    Et qu’en dire de ces nouvellement diplômés d’un système éducatif en faillite ? Ceux qui courent les rues, les cafés, les places publiques et proclament banderoles soulevées « Nous sommes les diplômés chômeurs. Nous voulons travailler. Nous avons tous droit au travail. Nous voulons un monde meilleur ». Mais c’est un fléau reconnu à l’échelle mondiale le chômage ; c’est normal répondent les hauts responsables du gouvernement. Une réponse rentrant dans les normes à l’échelle internationale. À voir ces centaines de manifestants crier haro sur l’absence d’emploi, on dirait facilement le problème n’a rien avec l’enseignement. Ça marche, le MEN accomplit sa mission et c’est aux autres de continuer. En outre la question niveau, ne se pose pas. Ces chômeurs ont tous le niveau requis, leurs diplômes le prouveraient…

     

    Ces slogans relèvent du mythe.. Quel monde meilleur ? Eh bien c’est simple dénonce quelqu’un : au lieu de dépenser 2OO milliards pour un Méga -mol destiné à un tronçon de populace aisée, faisons une petite descente au souk des hommes de tavernes  qui jonchent les villes..!, dirait amèrement un bon avisé des rouages de la classe gouvernante et des pratiques de ceux vite montés sur les gradins du pouvoir et de la fortune et dont les femmes sont archi milliardaires. Faisons un grand saut auprès des écoles publiques, des maitres, des élèves et testons sur terrain ce qui se passe. Envisageons sérieusement les handicaps à l’apprentissage qui favorisent la déficience scolaire…et arrêtons de tourner autour du pot et de prévoir de nouvelles méthodes, de nouveaux programmes à enseigner, loin des enseignants et des enseignés, loin du terrain d’application..