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  • Une séance de lecture méthodique

    «Quelle est cette faculté d’apprentissage d'une Langue Étrangère absente en sus de la volonté d’apprendre réduite à l'hilarité arme de refus, de rejet et de massacre de tout ce qui gène les facultés d'apprentissage chez une grande partie de nos élèves de l'école publique?! Un «petit» professeur du second cycle se demande comment interpréter ce comportement en face de l’énigmatique texte étranger.. rebutant combien de lycéens car non familier, inconnu, et qu'ils reçoivent avec des grimaces et clôturent avec des rires d'élèves d'une terminal Lettres modernes.

    «Une fois, évoque Badiعa, lors d'une séance d'étude de texte, conçue soit- disant à la méthodique, dans le cadre de l’étude d’une œuvre classique préconisée par le programme M. E .N, calqué comme d’habitude sur nos Amis les Français, et qui est cette œuvre capitale d’un Stendhal émérite, Le Rouge et le Noir, les élèves incapables de déchiffrer les mots du texte de lecture proposé, se retrouvant face à l’impossible science de déchiffrement d’une série de phrases constituant un paragraphe cohérent, véhiculant sens et thème, s’amusaient tout simplement au nez de l'enseignante et lançaient leurs phrases dialectales!, baraka mène leعeyaقaتe (arrête de nous saouler), nous ne sommes pas encorezmagriya!(des immigrés).. et les élèves appelés à lire, à suivre, à répondre aux questions, à prendre des notes dans leur classeur, à recopier tout betement sur leurs cahiers ces multiples phrases soigneusement formulées par leur professeur, soucieuse de les inciter au moins à recopier l'écrit, continuaient à se rebiffer et à rire rouge. Recopiez ce qu’il y’ a au tableau, les incitait-elle en leur expliquant que copier et écrire ce qu'il y a sur le tableau, est toujours un moyen efficace d’ingurgiter les mécanismes d’une langue, acquérir des automatismes, recopiez, insistait-elle.. Ils se rebiffent.

    «Ils sont rassemblés dans une classe de lecture d’œuvre made in Langue Etrangère, ma foi presque tous inaptes à saisir le message articulé en bon français.. Dès le départ les phrases de ma lecture magistrale coulaient dans un brouhaha, lamentable, suis-je aussi piètre lectrice que ça?! Ma voix les irrite!..Je pose des questions qui restent suspendues...Je fais le clown mime! ou quoi?!.. J’entends: maداame!, majebnach mعana l’frرançawiya f’lbaliza!.. ha hahaha ha haha!! عaرeb عaرeb!.; ha haha hahah!!!madame nous n'avons pas ramené le français dans la valise, arabise arabise) Une collègue abrutie jusqu’à la dépression, fuyant la classe pour une année, alitée dans un centre psychiatrique me disait:«J’en ai marre d’enseigner le français en arabe!» Les mots les expressions leurs échappent..!.. La faculté élémentaire de Lire et Comprendre l’écrit n’existe pas! Ce n’est ni reçu compris, ni assimilé digéré!, depuis le primaire. Cela est juste intolérable! Et ça fait rire aux tortilles-éclats les relâchés ya mène jibe l’hحal(en état de transes) خalliwni fi حali( laissez-nous croupir) عanedkoum(avez-vous des solutions?!?miracle ?!?!!. Alors?!.. alors..petite transition chérie par nos conseillers avec donc donc, aussi..faut-il..est-il que!..,, qu’en dire de l’application?!!si lecture et compréhension suivies, en état de déchiffrement avant assimilation, échappent au commun des bilinguisés par la force des circonstances!!??! et qu'en dire de l'expression écrite?…

    «Je me rappelle une fois.. déroutée par l’hilarité générale de la classe, à la lecture des uns et des autres, toujours dans ces sections de terminale lettres modernes ou «septième année» ou ce qu’on a appelé à la suite des réformes infinies changeant les déterminations attitrées des classes secondaires les «deuxième bac lettres»..etc, j’ai insisté sur le fait de faire lire un fragment de texte extrait de l'œuvre programmée à toute la classe, veillant sur la diction..aussi ridicule me suis-je vue regarder et écouter avec, au départ, un semblant de modestie décousue, puis soudain, rompue par des imitations frisant la poule, la colombe, les singeries.. du singe rieur…etc…!.. Au bout d’une demi-heure ça a presque marché à bâtons brisés. Pas plus d’une dizaine ont voulu jouer le jeu lucratif et instructif dans ses sons mimétiques et facéties burlesques..et explications mot à mot..; le onzième sollicité de lire en essayant de bien énoncer, m’a dit carrément«Va te fire foutr rà oustتاada!.. Quel rapport fallait il conclure avec l’incident scandale à double tranchant? En tous cas, la discipline mise à l’épreuve' administration à l’affut des récalcitrants à la matière y compris l’enseignant, a soutenu beaucoup plus l’élève jugé moustتafaze (provoqué) que le professeur injurié. D’autres Maitresses Tolérance ajoutées à Messieurs Administrateurs, renforcés dans leur attitude de Dindon noir!,oh corbeau aux plumes courte-ment déployées!, n’ayant rien en commun avec un paon majestueux, défendant sa réserve enluminée!, ces eux, tout assemblés-réunion, n’ont pas hésité à manifester leur indignation à l’égard de mon attitude scandale-lisant-e, eu égard de mon rapport longuement et méticuleusement écrit, ne valant pas la peine!, ai-je compris, compte rendu d'expression francophone, lu à vive voix par le proviseur aux petits soins de son accent, et jugé long et licencieux! Face à mon haro sur cette situation, les réunis se sont écriés, ces convives au féminin si maternelles!, «Ce sont nos enfants!, il faut leur pardonner..!!!».. ceci exclamé avec une moue de reproches, inimitable! Depuis cet incident clos, j’ai changé d’attitude et de visée..