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pages de mon roman

  • ECHO TERREUR


    Cet emblématique état de cerveau abruti ..,..trop fatigué.. !. ‎malmené.. !.. .. !.. .. cette chimie de l’organisme maudit !.. ?!.. frôlant ‎ou l’hébétude ou le conditionnement par automatismes stérilisants ! ‎baissant les bras ! bandant les yeux ! bouchant les oreilles…Dans ton ‎entourage…frisant l’abrutissement hébétude.. tu entends .. Venons ‎de démanteler un réseau de terroristes !!!….Quoi ??? …aux ‎informations du jour malingre… Quelle association tu fais ?.. ‎abrutissement qui produit des terroristes assoiffés de sang.. ?.. !!.. ‎affamés de chair brûlée !..hantés par l’image de destruction !.. y ‎comprise la mienne destruction ! mon hantise en tout lieu !... ??!!.. Je ‎ne sais pas ?! ..d’où j’ai tiré cet état énigmatique des instants ‎fulgurants qu’aucun calmant n’attenue ! Moi je me sens abrutie je te ‎dis !!! On ne sent pas l’état d’abrutissement on le subit !..L’abruti ‎veut libérer son âme ! Il sent alors… !! Mon âme veut se libérer ! ‎libérer d’autres âmes.. !!! Qui peut dire innocentes ou non.. ???.. Je ‎trainerais en enfer ou au paradis des rescapés à la vie d’ici bas.. !!.. ‎Demain finira le monde des vivants ! dans le chaos des rapaces ‎insatiables qui gouvernent.. ce monde peuplé de fous furieux ! ou de ‎bêtes humaines ! vivant sans aucune autre raison ! sauf celle de se ‎goinfrer de n’importe quoi !. se rassasier ..de thé sucré ! de pain ‎chaud tiré ! du four.. !.. celui que leur prépare l’avenir humain.. !?.. ‎divin ?!!.. ou d’agneaux mechwi !?.. ‎
    Oô ! fils de pauvres brebis agonisantes.. ‎
    Quand Dieu serait clément voudrait libérer ‎
    ses créatures heureuses rassasiées ‎
    de bonne chair rose rosée..saignante.. ‎
    c’est de leur bonheur factice miroitant que lui ‎
    le divin ses anges et le diable en rient.. ‎
    Paradoxale prés-destinée !!!...‎
    Allez paitre dans les champs verdoyants ‎
    de vos ancêtres Humains ! ‎
    Considérez l’azur bleu ! la beauté des paysages ‎
    de la mère Eve-nature retirée ! ‎
    Aimez la vie qui va s’offrir à ‎
    la bonne chair toutes couleurs rassemblées ! ‎
    Là haut tout est vachement beaau !!! ‎
    A ceux d’ici bas ! jouissez des plaisirs éphémères…‎
    Mais là sur terre des vibrant.. ! quelles causes poignantes brûlantes !..à ‎la dérive.. ! qu’en restera-t-il de leur dépouille de bêtes ‎humaines..ahuries ? ? un écho de terreur…inassouvie…Et celle de ‎ceux sans ou avec raison.. celle de vivre... aimer.. posséder.. ‎dominer.. laisser des empreintes.. ou mourir incognito… Vous finirez ‎tous noyés dans le gouffre sans éclats ! Ceci si l’homme sanguinaire ‎clément ! vous gratifie de sa pitié rédemptrice.. ne menace pas vos ‎jours de crève-cœur ! et crève-raison.. !! ..Vous atteindrez les limites ‎de l’histoire de l’homme sur terre…‎

  • Fétichisme moderne

    Depuis que Badiعa est en retraite anticipée, elle ne sort plus de chez-elle ; et par la même occasion, elle ne veut plus engager une Bonne ou une femme de ménage. Elle tient à se débrouiller sans. Car leur nature à ces domestiques la déprime, me confie-t-elle. De plus, elle voudrait tant changer ce mode de vie bourgeois mené dans son entourage. Elle constate de plus en plus que celui-ci a été envahi par un esprit de consommation outré ; et les consommateurs n’arrivent plus ni à modérer ni à freiner leurs envies ; s’en abstenir, ce serait éviter tous les bienfaits du confort qu’ils convoitent.

    Badiعa, après plus d’un quart de siècle de travail hors foyer, et après combien d'années consacrées à faire des achats illimités, (comme si elle avait été dans le passé programmée à faire autant de courses multiples, à droite et à gauche, afin de combler tout l’espace disponible dans son intérieur), constate présentement que celui-ci est trop chargé de meubles, de bibelots et d’appareils ménagers de toute dimension qui ne servent à rien. Elle ne comprend pas pourquoi elle s’acharnait à combler tous les coins de la maison avec autant d’objets inutiles. Elle n’a plus la force de fonctionner ou faire fonctionner ce qu’elle appelait les agréments des lieux habités. Elle visait plus une certaine esthétique des lieux qui répondait à sa passion pour l’achat d’objets farfelus et d’appareils ménagers commodes et pratiques selon ses propres besoins de maitresse de foyer que répondre à l’utilité en elle-même de ces objets qui prenaient une place dans la maison sans plus. Juste un ramassis d’objets *fiche-fétiche d’apparence qui accrochent le regard au départ mais perdent tout leur charme avec le temps et deviennent encombrants. Elle voit que ce tout, faute d’entretien permanent, est envahi de poussière ou largué dans les placards-oubliettes. C’est difficile d’entretenir tout ça !, se lamente-t-elle. On dirait qu’elle et son mari avaient conclu un pacte-pari : ‘’Qui va acheter le plus, serait récompensé’’... Et le comble, constate Badiعa, c’est que dans notre culture du cumul ou de l’accumulation de multiples propriétés et objets au cours de notre vie, nous n’apprenons pas encore à nous débarrasser du superflu et de toutes ces vieilleries qui s'entassent et occasionnent chez-nous des remue-ménage ingérables. Nous ne faisons que amasser, assembler, empiler, amonceler, emmagasiner, collectionner... C’est problématique les acquisitions que se font certaines familles dont l'esprit de la propriété s'exacerbe au fil du temps jusqu'à devenir une maladie chronique.

    *Le mot ‘’fiche’’ chez nous renvoie au snobisme et à l’apparence collés à l’esprit bourgeois.

    Le mot ‘’fétiche’’ qui désigne l’adoration d’un objet culte, prend ici une autre signification suivant la fonction matérielle que peut lui donner le consommateur moderne par rapport au système capitaliste et aux sociétés industrialisées qui ont amplifié l’esprit de consommation chez le citoyen en donnant aux produits du marché plus que leur valeur réelle.Sachant que nos sociétés produisent toutes sortes d’objets. La publicité les rendent tous désirables, engendrant une frénésie de consommation et beaucoup de gaspillage. Badia se demande comment peut-on guérir de cette ''frénésie'' de posséder des objets qui avec le temps deviennent inutiles et encombrants ? Elle se rend compte de plus en plus que la société de consommation moderne ne fait que cultiver des tares.

  • Le temps vide de moi

     

     
     
     

    A chaque fois qu'elle s'avise de quitter un lieu pour un autre. Elle veut le faire à la manière proustienne..

    ''Seule la perception erronée place tout dans l’objet, quand tout est dans l’esprit", note *Marcel Proust. Et Badi-عa se détache absolument de tout ce qui dérange sa pensée, alourdit son existence matérielle ''vulgaire'' depuis ixe temps. Elle veut oublier cet univers d'objets envahis par la poussière et les moisissures qui l'étouffent...Les êtres et les objets embrouillent sa perception de la réalité. Elle veut sentir son esprit planer, planer comme ''L'Albatros'' de Baudelaire...et ses souvenirs couler comme l'eau de la rivière sur des pierres ponces blanches..

    C’est dans les règles tracées par sa propre justice, par probité strictement personnelle, qu’elle se fixe, de temps à autre, une ligne de conduite à tenir, quitte à choquer certains esprits mal avisés sur la nature des femmes sensibles, spirituelles et honnêtes.. Elle ne permettrait désormais à personne de lui mettre des obstacles à cette disponibilité acquise dans la houle des circonstances menant son esprit librement, avec ténacité, vers l’histoire de son enfance, de son adolescence, vers la reconstitution de sa première jeunesse, de son être dispersé, de sa vie grosso-modo bouleversée, vers la pensée à son avenir obscur tout court. Elle se considère avoir été arrachée à son ''élément'' à une période où toute jeune fille encore étudiante, espère quitter sa famille, son pays, construire un avenir brillant, franchir ses rêves, et surtout faire un bond vers l’autonomie et l’indépendance. Et à peu prés arrivée au bord de ses espérances, voilà que toute sa destinée a pris un autre tournant. C’est dramatique, quand elle y pense avec concentration et recul, à ce temps irrécupérable qui fomente des erreurs fatales selon elle. Elle a vite constaté que son entourage regorge de pauvres égoïstes qui ne pensent qu'à contenter leur ego au détriment de tous les autres... En supprimant l'autre tout simplement, observe la jeune femme désabusée.

    Maintenant elle me prie de la laisser se délecter de cette petite liberté provisoire volée à d’autres cassettes. Elle a aussi tendance à positiver son parcours de vie et le mener vers des instants réjouissants, suivant sa nature de bonne vivante qui tolère les caractères arrogants et les humeurs malsaines de quelques personnes qui vous gâchent instantanément votre journée mine de rien.. Sinon, elle médite longuement sur ses incapacités à lutter contre les rouages de son histoire parsemée de haltes illusoires.

    Que peuvent représenter quelques rêves intimes d'une jeune femme de nature rebelle qui refoule ses désirs face à un entourage indifférent?, mijote la jeune femme comme prise dans son propre piège. Elle ne cesse de les nourrir, au détriment de sa conscience ''fri-vole-r-isée'' soit-disant, qu' elle réside dans un espace, ou un autre..

    Quand le besoin de me sentir ''infiniment-moi'', me reprend, dit Badiعa, il se mêle chez-moi avec toutes ces exigences du quotidien. Alors soudain saoulée, sentant le bol déborder, je rejette toute convention tracée dans une réalité que je juge plus que médiocre, que je ressens plus que pauvre, moribonde, contraignante, ingrate...et je plonge dans mon univers mental.., car cette réalité m'empêche, moi cet être bouillonnant de rêves et d'engagement pour une bonne cause, de me réaliser aux confins de mes désirs de *Mama-Théréza./Mère Teresa de Calcutta(1910-1997) .

    Désirs ''idiots, anormaux'', ''difficiles à assumer'', jugent des personnes bien-avisées, (désirs forcément réalisables pour d'autres..mais pas forcément pour moi) que j'ai envie de réaliser avec toutes mes belles incapacités et naïvetés, franchissant tous les obstacles de l’irréel du passé et du présent... dans mes rêves.. Je pense que seul notre univers mental nous appartient dans ce monde de fous-furieux et d’égoïstes vampirisés..ce monde où combien d'incapables ne réalisent pas leurs rêves-projets..

    La revoilà qui se retourne vers sa nature de femme qui est constamment à la recherche de soi.. La raison pour elle de disparaître de la vue de quelqu’un, baignerait dans une sorte d’''égotisme'' jugée affreux, anormal.. Enfin, il faudrait assumer son choix, pense-t-elle. Mais quel choix?

    Celui du cœur ou celui de la raison?, se retrouve-t-elle à soupeser dans ses nombreuses cogitations.. Cependant, quoiqu’elle désire faire, tiraillée par son esprit malmené, elle perçoit que des maillons invisibles la retiennent là où ailleurs. Là, où elle est abasourdie par les réactions des uns et des autres. Elle s'assourdit, ferme les yeux et l'esprit, et agit comme un automate programmé. Elle s’oublie, elle s’affaire, elle se consacre au service de cet autrui, proche, aimable ou étrangement lointain, hautain, indifférent, et insaisissable.., elle s'acquitte de ses soi-disant devoirs du quotidien affamé de gestes à accomplir sans relâche, sans repos, sans merci.. Elle en est constamment ahurie par certains comportements imprévisibles de son prochain ; sa réaction aussi est-elle imprévisible. Puis à nouveau, elle se sent affreusement grugée en constatant autant d'ingratitude que d'arrogance animer quelques personnes si proches....

    Il lui reste un seul objet fidèle et compacte, son PC qu'on veut aussi lui partager...., sinon le bousiller, cas échéant...

     

    Ce sera la folie furieuse des jours furieux..

    Imaginez les affreux du PC..Cela mérite une étude.

     

    *Marcel Proust, auteur d' '' A la recherche du temps perdu'' jusqu' à ''Le temps retrouvé''